Questions d’impôt

RÉDUIRE VOTRE IMPÔT
Pour bien des Canadiens, les rendements annuels des économies ou du portefeuille de placements sont imposés à plus de 45 %. Les investisseurs bien avisés gèrent activement leurs placements et l'impôt. Voici certains conseils simples qui pourront vous donner un rendement après impôt plus intéressant.
Tout le monde doit payer de l'impôt. Par contre, en suivant certaines règles simples, vous n'avez pas à en payer trop. Au Canada, les investisseurs peuvent gérer activement leurs placements de façon à minimiser l'impôt tout en respectant les règles fiscales.
Il y a plusieurs façons de procéder :
1. Maximisez vos cotisations au REER
Profitez pleinement du report de l’impôt en cotisant à votre REER. Le plafond de cotisation en 2006 est le montant moindre de 18 % de votre revenu gagné l’année précédente ou 18 000 $. Les cotisations au REER sont déductibles de votre revenu imposable dans l'année où vous faites vos cotisations, ce qui permet de réduire l'impôt à payer. Si vos placements sont dans un REER, tous les revenus de ce régime bénéficient du report d'impôt. Cependant, lorsque vous retirez de l’argent du compte, le montant en entier, qu'il vienne de l'intérêt, des gains en capital, des dividendes ou du capital investi, sera imposé au taux le plus élevé. C'est pourquoi vous voudrez peut-être discuter avec votre conseiller financier, pour voir comment réorganiser votre portefeuille de façon à obtenir le meilleur équilibre entre les types de placement et les avantages sur le plan fiscal dans vos comptes imposables et enregistrés.
Si vous approchez de la retraite et que vous êtes en train d'évaluer la situation, votre conseiller financier vous aidera à maximiser l'argent que vous touchez de vos divers placements dans les portefeuilles imposables et enregistrés. Un plan financier bien structuré et utilisant des comptes enregistrés et imposables peut diminuer de beaucoup l'impôt à payer et faire augmenter le revenu après impôt que vous pouvez utiliser à la retraite. De plus, vous diminuez aussi le risque que votre actif ne soit pas suffisant pour répondre à vos besoins à la retraite.
Les fonds NexGen enregistrés et à gestion fiscale ont été conçus spécialement pour aider les conseillers financiers à organiser les régimes axés sur l'accumulation et les retraits en maximisant l’efficience fiscale.
2. Cotisez au REER de votre conjoint(e)
Vous pouvez cotiser au REER de votre conjoint(e) et faire cette déduction sur votre propre déclaration de revenu si votre conjoint(e) n'a pas un revenu suffisant pour utiliser le maximum permis. L'avantage de cotiser au régime d'un(e) conjoint(e) est que les fonds retirés du régime seront imposés au nom du ou de la conjoint(e) ou conjoint(e) de fait ayant le plus faible revenu, ce qui peut réduire de beaucoup les impôts pour toute la famille. En utilisant les placements dans vos REER et ceux de votre conjoint(e), vous pouvez arriver à diminuer ensemble l'impôt à payer lorsque vous tirez un revenu d'un régime enregistré. C'est une façon légale de diviser les revenus.
(Prenez note qu'en date du 1er novembre 2006, le gouvernement fédéral a annoncé un nouveau mécanisme, qui sera en vigueur à compter de 2007, pour la répartition des revenus de retraite entre les conjoint(e)s ou les conjoint(e)s de fait.)
3. Mettez l'accent sur des placements efficaces
Le revenu que vous obtenez de divers placements est imposé à des taux différents. L'intérêt, par exemple, est imposé au taux marginal le plus élevé. Par contre, seulement 50 % de tous les gains en capital que vous obtenez doivent être déclarés comme revenu aux fins de l'impôt. Les dividendes canadiens imposables sont aussi imposés à des taux relativement faibles. Vous n’avez aucun impôt fédéral sur le revenu à payer sur un montant allant jusqu'à 66 000 $ venant de dividendes de sociétés ouvertes canadiennes (en Ontario, l'impôt commence seulement à 46 200 $ des dividendes), si l’on n’a pas d'autres sources de revenu.
À l'aide des catégories fiscales des fonds de NexGen, votre conseiller financier peut mettre au point la meilleure stratégie qui soit pour maximiser vos revenus :
- Fractionnement du revenu – transférer le revenu d'un contribuable ayant un taux d'imposition élevé à un membre de la famille ayant un taux moins élevé avec la catégorie gains en capital et la catégorie crédit d’impôt pour dividendes.
- Revenu à imposition reportée – transférer le revenu d'une année où l'imposition a été élevée à une année où l'imposition sera moindre (grâce aux catégories de remboursement du capital et de croissance composée).
- Report de l'impôt – retarder l'imposition d'un revenu de placement à l'aide de la catégorie remboursement du capital.
- Report du revenu – reporter la déclaration du revenu aux fins d'impôt à des années futures dans la catégorie croissance composée.
4. Faites des dons à des organismes de charité qui vous intéressent
Le dernier budget fédéral a rendu plus facile le don de valeurs cotées en bourse à un organisme de charité. Maintenant, vous pouvez faire ces dons sans payer d'impôt sur les gains en capital et obtenir un reçu d'impôt pour la pleine valeur marchande des titres en question. Faire le don de titres dont la valeur a augmenté ou desquels vous avez déjà tiré un remboursement du capital à votre organisme de charité préféré est une meilleure stratégie après impôt que de donner de l'argent comptant.
5. Utilisez le fractionnement du revenu
Les prêts à un(e) conjoint(e) peuvent servir à faciliter la stratégie de placement. Le ou la conjoint(e) dont le revenu est plus élevé fait un prêt à celui ou celle ayant un revenu moindre, et fait payer l'intérêt au taux déterminé chaque trimestre par le gouvernement fédéral.
En respectant bien les règles, le ou la conjoint(e) ayant le plus faible revenu peut placer le montant prêté. De cette façon, tous les rendements actuels et futurs seront imposés au taux le plus bas. Ce type d'arrangement peut être utilisé à la place ou en plus d’une autre stratégie. Dans ce cas, le conjoint ou la conjointe ayant un revenu moins élevé fait tous les placements pour le couple et est imposé au taux le plus faible alors que le conjoint ou la conjointe ayant le revenu plus élevé paie toutes les dépenses de la maison. La catégorie crédit d'impôt pour dividendes NexGen est parfaite pour ce type de planification.
6. Utilisez les économies pour les études et un compte en fiducie unique de NexGen
Bien des parents mettent sur pied un compte d'épargne pour leurs enfants quand ils sont très jeunes pour les aider à avoir assez d'argent pour faire leurs études supérieures. Il s’agit en général d’un compte de placement « en fiducie », d’un régime enregistré d'épargne-études (REEE) ou des deux.
Même s'il n'y a pas de déductions fiscales pour les régimes enregistrés d'épargne-études comme c'est le cas pour les cotisations à un REER, l'argent placé dans le REEE continue de croître sans être imposé pendant au plus 25 ans ou jusqu'à ce que les fonds soient utilisés par les étudiants. La cotisation maximale annuelle à un REEE est 4 000 $.
Si vous faites une contribution allant jusqu'à 2 000 $ par année par bénéficiaire de moins de 18 ans, le gouvernement fédéral donne aussi des montants représentant 20 % des contributions maximales, ou 400 $ par année par bénéficiaire.
Le désavantage du REEE est que les cotisations annuelles sont limitées et qu'il y a des conséquences fiscales négatives si les bénéficiaires ne sont pas inscrits à des établissements d'enseignement postsecondaires. Vous devriez consulter votre conseiller financier pour vous renseigner sur les comptes NexGen « en fiducie ». Les comptes de la catégorie de gains en capital peuvent être très efficaces pour payer diverses dépenses relatives aux enfants sans que le rendement ne soit attribué au parent, grand-parent ou donateur qui ouvre le compte. Les revenus de gains en capital venant des placements de la catégorie gains en capital sont imposés aux taux plus faibles des enfants. Autre point important pour le compte en fiducie, une fois que l'enfant atteint l'âge de 18 ans, il peut contrôler entièrement ce placement.
